Rétrospective Lucio Fontana à la galerie Tornabuoni Arte
La restrospective la plus importante consacrée à Lucio Fontana à Paris depuis 1988
A l’occasion de l’ouverture de son espace parisien le 1er octobre prochain, la galerie Tornabuoni Arte va marquer l’actualité de l’art contemporain avec une rétrospective exceptionnelle consacrée à Lucio Fontana (1899-1968). Ce sont plus de 60 œuvres des années 1950 à 1968 de cette figure majeure de l’art contemporain du XXe siècle qui seront exposées dans les locaux de l’ancienne galerie Cazeau-Béraudière, avenue Matignon, repris par Tornabuoni Arte. Ce évènement constitue la plus importante réstrospective consacrée à Lucio Fontana à Paris, après celle du Musée National d’art Moderne, au Centre Georges Pompidou, en 1987-88 et celle du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1970.
Cette exposition s’institule Je pars pour Paris, une phrase inscrite au dos d’une toile de l’artiste des années 1960. À cette époque, Lucio Fontana écrivit ainsi de nombreuses phrases au revers de ses tableaux, probablement pour renforcer la qualité autographe de la création en question. Ce sont des phrases improvisées, immédiates, qui mises bout à bout, forment des fragments d’un journal intime, sont les reflets de ses inspirations et de ses humeurs.
Véritable artiste dont l’activité créatrice s’inscrit dans une recherche permanente, Lucio Fontana s’est d’abord intéressé à la sculpture, et en particulier la céramique, dont il explore les ressources possibles entre les années 1920 et 1940. Dans ce domaine, il collaborera avec des architectes d’avant-garde, travaillant des matériaux traditionnels comme la terre cuite ou le bronze mais aussi plus novateurs comme des matières phosphorescentes.
À force de recherches et de travail, Fontana finira par inventer quelque chose de radicalement nouveau qui va marquer l’histoire de la peinture et inspirer la nouvelle génération d’artistes des années 1960 comme Yves Klein. il s’agit de ses fameux concetto spaziale (concepts spatiaux) où, selon le communiqué de presse de l’exposition la surface de la toile ne sert plus à déposer des couleurs, c’est un espace monochrome qu’il faut faire exister en tant que tel et les seules actions permises ne sont plus additives mais pour ainsi dire soustractives : la perforation puis la lacération.
En évoquant la relation particulière de Lucio Fontana avec Paris (son séjour de quelque mois en 1937, pour son travail de sculpteur-céramiste à Sèvres, et deux de ses expositions personnelles, de céramiques dans la Galerie Jeanne Bucher-Myrbor, et de terres cuites dans le Galerie Zack, aux nombreuses expositions d’Iris Clert, dans la Galerie Rive droite, d’Alexandre Jolas, dans les années soixante), cette rétrospective retracera dans toute sa fascinante diversité, la créativité de l’artiste pendant les vingt-cinq dernières années de sa vie. A travers les cycles des “pierres ”, du “baroque”, des “plâtres” et des “encres”, les amateurs pourront (re)découvrir les œuvres d’un Fontana historiquement protagoniste de l’art informel européen, un artiste qui a ouvert de nouvelles perspectives pour la recherche artistique.
Pour compléter l’exposition, un catalogue trilingue, publié par Tornabuoni Arte, présentera un essai de l’historien d’art Enrico Crispolti. Cette sommité en matière d’art contemporain est notamment l’auteur du catalogue Discussion de sculptures, peintures, et acclimatations et collaborations architectoniques, dont la troisième édition, (Skira, Milan) est parue en 2006.
Lucio Fontana – Rétrospective
Je pars pour Paris
Tornabuoni Arte, 16, avenue Matignon.75008 Paris.
Du 1er octobre au 10 décembre 2009
Vernissage : le 1er octobre à partir de 18 heures
Enchères records à Drouot pour la haute couture “vintage”
175.000 euros pour une veste Schiaparelli dessinée par Cocteau
Le 3 juin dernier à Drouot, 80 créations d’Elsa Schiaparelli, datant des années 1935 et 1950 et provenant de la garde-robe d’une même famille, étaient les vedettes d’une vente aux enchères de vêtements haute couture orchestrée par l’étude Millon Cornette de Saint Cyr en collaboration avec Françoise Sternbach du Cabinet d’expertises Chombert–Sternbach. Le produit de cette vacation, durant laquelle musées du monde entier, collectionneurs, marchands et particuliers ont enchéri, s’élève à à 930.136 € avec près de 75% des lots vendus.
Si les 175.000 € payés pour une veste dessinée par Jean Cocteau pour Elsa Schiaparelli, un modèle haute couture de 1937 qui était estimé 12.000 €/15.000 €, constituent une enchère record pour un vêtement de la créatrice, les autres pièces “vintage” signées Dior, Chanel, Courrèges ou Nina Ricci présentées dans la vente ont pulvérisé leur estimation à l’instar d’une veste Chanel haute couture de 1928-1930 vendue 21.500 € (estimation de 1.200 €/1500 €) ou d’une robe longue en satin ivoire Nina Ricci de 1930 payée 22.750 € (estimation de 1.500 €/2000 €). Les accessoires ont été également reccueilli un grand succès comme ce poudrier Schiaparelli dessiné par Salvador Dali (réalisé sur commande pour les défilés de haute couture de la collection automne/hiver 1935) payé 32.500 € (estimation de 1.500 €/2.000 €). Toujours pour Elsa Schiaparelli, une robe du soir de l’été 1939 a été vendue 78.750 € (estimation de 4.000 €/6.000 €), tandis que 43.750 € ont été donnés pour une robe noire à rayures rose “shocking”, la couleur préférée de la créatrice, qui était initialement estimée entre 4.000 € et 5.000 €.
Moins spectaculaire mais rarissime, un tailleur Christian Dior faisant partie des premières collections du grand couturier (entre 1947 et 1957) a été adjugé 11.100 €. Ces pièces sont très rares car les femmes ont tendance à garder plutôt les vêtements les plus emblématiques qui ont un lien avec des évènements familiaux comme les robes de cocktail, les robes du soir commente Françoise Sternbach qui, grâce à son cabinet d’expertises, collecte, sélectionne et regroupe des pièces tout au long de l’année afin de monter des ventes thématiques très prisées, comme celle consacrée à Yves Saint Laurent en février dernier, toujours avec l’étude Millon Cornette de Saint Cyr. Une collaboration avec la maison de ventes qui donne des rendez-vous réguliers comme ceux à venir pour “Bijoux de créateurs” en octobre 2009 et “Vente Homme” en janvier 2010.
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Les dix enchères les plus importantes de la vente haute couture du 3 juillet 2009 par l’étude Millon Cornette de Saint Cyr
PM avec communiqué
Quand la peinture ancienne fait mieux que l’art contemporain
Pour la première fois depuis deux ans, et même si les écarts restent minimes, les résultats des ventes de peintures anciennes et XIXe en soirée (les plus prestigieuses) organisées cette semaine à Londres par Christie’s et Sotheby’s sont plus importants que ceux des ventes d’art contemporain qui les précédent traditionnellement. Comme dans bien d’autres secteurs, la mise en regard des chiffres d’affaires de ces vacations d’une année sur l’autre révèle la brutalité de la contraction économique mondiale.
Le 7 juillet dernier, chez Christie’s, 49 œuvres anciennes ont été vendues sur les 66 présentées, une quinzaine de lots payés très au-dessus de leur estimation haute. La vacation a rapporté 20,54 £millions contre 19,06 £millions pour celle consacrée à l’art contemporain. Chez Sotheby’s, le lendemain et toujours pour la peinture ancienne, sur les 48 lots présentés 15 n’ont pas trouvé preneur. Avec 10 lots vendus au-dessus des estimations, la maison de ventes a engrangé 26,13 £millions contre 25,54 £millions pour sa vente d’art contemporain du 25 juin dernier.
En 2008 pour ces mêmes ventes, l’art contemporain avait rapporté 61,61 £millions chez Christie’s contre 24,09 £millions pour la peinture ancienne (en 2007, la première spécialité produisait 67,40 £millions et la seconde 40 £millions) ; chez Sotheby’s, en 2008, l’art contemporain avait généré 94,70 £millions contre 51,16 £millions pour la peinture ancienne (en 2007, l’art contemporain produisait 72,42 £millions contre 25,58 £millions pourt la peinture ancienne).
À l’exception de ces deux dernières années, depuis 10 ans, le marché de la peinture en ventes publiques est dominé par l’art moderne qui, historiquement, commence après la chute de l’Ancien Régime (au plus tard avec le passage à l’Industrialisation) pour s’arrêter en 1939. Les grandes maisons de ventes englobent en général sous le terme “‘anciennes” les œuvres créés avant l’impressionniste en ajoutant parfois “et XIXe” à l’intitulé de ventes qui ne comprennent pourtant jamais d’œuvres impressionnistes.
Lire aussi : La peinture ancienne, substitut de crise pour le marché de l’art
Pierrick Moritz
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Quelques résultats (convertis en euros) des ventes londoniennes de peintures anciennes des 7 et 8 juillet 2009
Chez Christie’s, une nature morte* du XVIIe siècle pulvérise son estimation haute
Une énigmatique huile sur panneau de Willem Claesz. Heda, Tarte aux mûres, coupe en nautile renversée, salière, flûte de vin, aiguière renversée, roemer renversée, noisettes, couteau en argent et boîte à coûteaux sur une table en partie nappée et dressée avec des assiettes en étain (71,1 cm x 91,4 cm), a été payée 1,60 €millions avec les frais (12%) sur la base d’une estimation de €347.300/€578.742 sans les frais.
et une toile de della Porta payée £55.000 en 1976 a été vendue 2,16 £millions
Les deux œuvres les plus chères de la vacation (chacune estimée 2,31/3,47 €millions sans les frais de 12 %) ont été payées légèrement sous leur estimation basse, exactement au même prix de 2,51 €millions (2,16 £millions). Il s’agit d’une Vierge à l’Enfant dans un paysage avec Sainte Élisabeth et Saint Jean Le Baptiste par Baccio della Porta dit Fra Bartolommeo, une huile sur panneau (148,6 cm x 121,7 cm) datée et située à Florence en 1516 et, du XVIIIe siècle par Michele Giovanni Marieschi, d’une vue de Venise représentant la Cour du Palais des Doges avec la basilique Saint-Marc en arrière-plan, une huile sur toile mesurant 118,5 cm x 180,7 cm. En 1976, cette peinture avait été payée £55.000 dans une vente toujours chez Christie’s
Chez Sotheby’s, l’œuvre-phare se vend au maximum
Le lot le plus cher de la vacation, une grande huile sur panneau de chêne de Pieter Bruegel le Jeune représentant un village flamand et le Massacre des Innocents a été payée 5,38 €millions avec les frais (12%), soit très largement au-dessus de son estimation de 2,90/4,06 €millions sans les frais (12%).
Également vendus au-dessus des estimations chez Sotheby’s
Un portrait à l’huile sur toile de Endymion Porter par Anthony van Dyck estimé 1,16/1,74 €millions sans les frais a été vendu 2,38 €millions avec les frais (12 %)
Une huile sur toile de Francesco Guardi représentant une scène de bal masqué à Venise a été payée 2,13 €millons avec les frais (12%) quand elle était estimée €929.161/ 1,39 €million.
Trois œuvres à la tempéra sur fond or sur panneau par Luca di Tommé (XIVe) représentant des saints, ces peintures faisant visiblement partie d’un même ensemble de par leur facture et leurs dimensions, vendues séparément et chacune estimée €467.400/€697.000 sans les frais ont respectivement été payées €984.800, 1,08 €million et 1,06 €million.
Portrait de Goya vendu légèrement sous son estimation basse chez Sotheby’s
Un portrait équestre à l’huile sur toile de Francisco de Goya y Lucientes représentant Manuel Godoy, duc de la Alcudia, estimé 2,8/3,9 €millions d’euros sans les frais a été laissé sous son estimation basse en étant payé 3,03 €millions avec les frais (12%).
Fragonard invendu chez Sotheby’s
Il s’agit d’une paire d’huiles sur toile ovale représentant des portraits de jeunes filles et qui était estimée 2,9/4,06 €millions.
Pierrick Moritz
*Si les natures mortes anciennes de ce prix étaient de simples représentations d’objets, même très réussies, il est évident que leur intérêt ne serait qu’anecdotique et qu’elles n’atteindraient pas de tels niveaux. Ces œuvres se décodent comme des énigmes, elles peuvent être la métaphore d’une pensée philosophique, d’une réflexion, d’une idée (l’art conceptuel ne date pas d’hier). Contrairement à une copie d’objets par la peinture, le temps n’est pas figé dans ces créations, il se prolonge vers le passé ou l’avenir : l’ordre ou le désordre dans la composition indiquent les mouvements passés, laissent présager ceux à venir ; les intentions de protagonistes pourtant absents de la composition se devinent comme certains traits de leur caractère, par exemple à la façon dont sont disposés les objets. Ceci étant, le génie n’a pas de recette ; s’il suffisait de peindre une table de banquet sans dessus-dessous pour évoquer le désordre mental, la guerre ou le chaos du monde, cela se saurait. PM
Bestiaire préhistorique au Grand Palais en septembre
Grande première dans le cadre de l’édition 2009 du Salon du Collectionneur, du 11 au 20 septembre prochains au Grand Palais à Paris, où seront exposés d’authentiques squelettes de dinosaures faisant partie d’un bestiaire venu du fond des âges.
Cette collection a été rassemblée spécialement pour l’évènement par Eric Mickeler, expert international en Histoire naturelle auquel six mois auront été nécessaires pour convaincre les propriétaires de prêter leurs raretés. Les pièces réunies au Salon du Collectionneur sont toutes de très rares originaux, prêtés par des institutions privées, des chercheurs paléontologues et des collectionneurs. Réservés jusqu’à une période récente aux musées, elles sont depuis quelques années la coqueluche des collectionneurs, commente-t-il.
Dans le bestiaire préhistorique, les dinosaures tiennent une place de choix et sont très rares même dans les musées où figurent de nombreux squelettes reconstitués, voire des copies. La scène la plus spectaculaire présentée au Salon du Collectionneur sera le combat entre deux dinosaures : le grand dinosaure herbivore Stégosaurus (Hesperosaurus cf.mjosi) de 6 mètres de longueur étant attaqué par le redoutable dinosaure carnivore Allosaurus, long lui de 7 mètres et l’un des plus grands prédateurs du jurassique.
Une scène de maternité préhistorique montrera une femelle ichtyosaure (reptile marin) mettre bas quatre petits. Vieux de 160 millions d’années, ce fossile demeure quasiment introuvable dans les musées du monde entier.
D’autres spécimens spectaculaires seront également présentés comme un allosaurus. Doté d’une mâchoire puissante et de trois griffes acérées à chaque patte, cet animal était plus agile et plus rapide que le tyrannosaure Rex pour agripper ses proies. On y verra également un stégosaurus, reconnaissable à sa double rangée de plaques osseuses de 50 centimètres de hauteur placée sur le dos. Elle lui permettait de capter l’énergie solaire afin de réguler sa température. Cet animal se singularise aussi par une petite tête, disproportionnée par rapport à un corps pouvant peser jusqu’à 3 tonnes.
L’autre vedette de cette exposition muséale sera un squelette de plésiosaure, ce grand reptile aquatique de 180 millions d’années au crâne de petites dimensions. Son long cou et ses dents puissantes en faisaient un redoutable prédateur. Autour de lui et entre autres, on trouvera un squelette de mammouth de 4 mètres de hauteur aux défenses impressionnantes, un rhinocéros, un ours préhistorique, un crâne de hyène géante.
Dans la tradition des cabinets de curiosités, qui depuis le XVIème siècle, rassemblent des objets rares et étranges appartenant au règne animal, végétal ou minéral, l’exposition montrera également des minéraux.
Cette présentation exceptionnelle est une première mondiale. La collection devrait s’enrichir de nouvelles pièces et, dans un avenir proche, se déplacer à travers le monde.
Le Salon du Collectionneur “pratique”
Dates : du 11 au 20 septembre 2009, de 11 heures à 20 heures. Nocturnes : les mardi 15 et jeudi 17 septembre jusqu’à 22 heures
Lieu : Grand-Palais, avenue Winston Churchill 75008 Paris.
Accès : Métro : station Champs Elysées-Clémenceau (ligne 1 et 13) ou Station Franklin D. Roosevelt (ligne 1 et 9). Bus lignes 28 42 52 72 80 83 93. Station Velib : 1, avenue Franklin Roosevelt à côté du Palais de la Découverte, Station avenue Dutuit (à côté du Petit Palais).
Pour les personnes à mobilité réduite : accès à l’exposition par l’avenue Winston Churchill
Billetterie du Salon du Collectionneur : tarif plein à 15 euros/tarif réduit à 10 euros.
PM avec communiqué
Guitare de John Lennon et photographie des Jackson Five
Une guitare Hofner Senator ayant appartenue à John Lennon a été vendue 238.000 euros avec les frais (20%) hier à Londres. L’instrument était estimé €116.000/€174.000 sans les frais. Au cours de cette vente consacrée aux cultures “Rock” et “Pop”, un tirage photographique des Jackson Five dédicacé par eux et montrant Michael de profil s’est échangé contre €1.885 avec les frais (25%) sur la base d’ une estimation initiale de €464/696€ sans les frais. PM
Un tirage monumental de Richard Prince ravalé à Londres
Au cours de la vente d’art contemporain organisée le 29 juin dernier à Londres par Philipps de Pury & Cie, un tirage photographique monumental de Richard Prince estimé €465.000/€697.500 n’a pas trouvé preneur. Intitulée Spiritual America IV l’œuvre, créée en 2005 et mesurant 237,5 cm x 190,5 cm, représente une jeune femme en maillot de bain et talons aiguilles posant devant une moto. Il s’agit du numéro deux d’une édition de trois plus deux épreuves d’artistes.
Au cours de la même vente, une Mermaid Troll de Jeff Koons, petite sculpture en acier d’une édition de trois plus un exemplaire d’artiste, a été payée €280.494 avec les frais (+ 20% en plus du prix de l’adjudication finale), soit sous son estimation de €290.900/€407.000 sans ces frais.
De Damien Hirst, une toile dont le titre, Beautiful Lazarides Inc. Auction Spinny Thingy Where Will It All End, Money For Old Rope, Buy This You Bugger, Its Got Kline Blue Bloody Splashes In It For Fuck’s Sake, Love You Really Painting (with xxxxx), donne autant le tournis que la technique de dynamisation des couleurs inspirée du “tie-dyeing” une nouvelle fois utilisée, a été payée €224.000 avec les frais (20%) sur la base d’une estimation de €115.000/€174.000 sans les frais.
30 lots sur les 40 inscrits au catalogue ont été vendus pour un chiffre d’affaires de 5,92 €millions avec les frais. Parmi les meilleures enchères de la vente figurent une huile sur toile de Ed Ruscha estimée €695.600/€927.487 sans les frais et payée €827.156 avec ces frais (12%) et une autre de Yue Minjun, estimée €290.000/€406.152 avec les frais, et finalement payée €488.766 avec les frais (20%).
Pierrick Moritz
Les manufacturiers de l’art contemporain n’ont pas fait recette à Londres
Des œuvres de Damien Hirst, Jeff Koons et Richard Prince timidement vendues ce soir à Londres
La vente d’art contemporain organisée par Christie’s, ce soir à Londres, affiche un modeste 22,36 €millions de chiffre d’affaires pour un catalogue de 40 lots contre 58 dans la vente équivalente de juin 2008, une vacation qui avait rapporté 109 €millions au cours du change de l’époque. Les œuvres présentées aujourd’hui étaient également moins importantes en valeur. Si une création de Peter Doig a allègrement dépassé son estimation haute, celles de Damien Hirst, Richard Prince et Jeff Koons se sont vendues conformément à leur estimation basse, voire en dessous comme les trois de Jeff Koons présentées dans la vente.
L’enchère la plus élevée de la vente revient à une œuvre de Peter Doig, Night Playground, huile sur toile peinte en 1997-1998, estimée 1,76 €million/2,35 €millions et qui a été payée 3,52 €millions.
Les manufacturiers de l’art contemporain rapportent moins
Du pape du jet d’encre Richard Prince, une énième Nurse, réalisée en 2008 et estimée 1,76 €million/2,35 €millions sans les frais, a été vendue 2,01 €millions aves les frais de 12 % (soit très légèrement au-dessus de son estimation basse).
Du fabricant de jouets pour adultes millionnaires Jeff Koons, la maison de ventes présentait trois œuvres d’une édition de trois plus un exemplaire d’artiste qui ont toutes été payées sous leur estimation basse. Une Moustache, sculpture suspendue réalisée en 2003, une œuvre presque drôle sans les prétentions de l’estimation qui l’entourait (1,41 €million/2,11 €millions sans les frais) a été cédée sous son estimation basse à 1,29 €millions avec les frais (12%) comme un Walrus (Blue), en verre, plastique et acier, réalisé en 1999, estimé €411.600/€529.365 sans les frais et finalement payé €423.674 avec les frais (20%) et un bouquet de fleurs en acier de 1986, estimé €352.821/€470.433 sans les frais et laissé à €395.976 avec les frais (20%).
Du taxidermiste Damien Hirst, un Anthrafuchsone (encore des points multicolores sur toile), une œuvre de 2006 estimée €352.897/€470.283 sans les frais, a été payée sous son estimation basse avec une enchère finale de €395.314 sans les frais (20%) et un Guardian (peinture domestique, métallique et papillons), réalisé en 2007 et estimé €294.000/€411.619 a été vendu €353.383, au-dessus de son estimation basse.
Un bon prix pour Warhol
Un autoportrait de l’artiste réalisé en 1966 (seule œuvre d’Andy Warhol de la vente) estimé €588.400/€941.473, s’est très bien vendu avec une echère finale de €809.992.
Une œuvre de Klein à l’estimation décuplée depuis 2003 n’a pas trouvé pas preneur
D’Yves Klein, ANT 159, pigment sur papier marouflé sur toile, réalisé en 1960, une œuvre qui était estimée 1,41 €million/2,11 €millions n’a pas trouvé preneur. Lors de son dernier passage en vente publique, en 2003 chez Sotheby’s à Londres, cette toile avait été payée l’équivalent de €244.000 d’aujourd’hui (elle était estimée à l’époque pour l’équivalent de €212.000/€294.000).
Un fontana sur trois vendu (mais bien)
De Lucio Fontana, Concetto Spaziale, natura, sculpture en terre cuite, estimée 1,53 €million/2,23 €millions et Concetto spaziale, Attese, peinture à l’eau sur toile, réalisée en 1966, estimée €705.890/1,05 €million ne se sont pas vendues. Un Concetto spaziale de 1957 sur toile, estimé €353.000/€470.662, a été payé €836.161, soit bien au-dessus deson estimation haute.
Entre autres : Richter, Bacon et Dubuffet
De Gerhard Richter, 1025 Farben, une laque sur toile réalisée en 1974, estimée 1,53 €million/2,35 €millions sans les frais a été laissée sous son estimation basse à 1,62 €millions avec les frais (12%).
Une étude pour un portrait de Francis Bacon, huile sur toile peinte en 1986-1988 (54 cm x 47 cm), estimée €941.176/1,41 €million sans les frais, a été payée à peu près au niveau de son estimation basse à 1,02 €millions avec les frais (12%).
De Jean Dubuffet, La Coiffeuse, une huile sur toile peinte en 1950, estimée €764.862/1,11 €million sans les frais a été laissée sous son estimation basse à €810.000 avec les frais (12%) et La Nef, acrylique sur toile collée sur panneau découpé de la série Hourloupe, réalisé en 1971 et estimée €235.345/€353.052 a par contre été payée au dessus de son estimation haute à €451.662.
Pierrick Moritz
Avignon 2009 : “Premier réveil” par la compagnie La Belle Idée
La compagnie La Belle Idée propose une pièce d’Alain Paris intitulée “Premier réveil ” dans le cadre de la 63e édition du Festival d’Avignon qui se déroulera du 7 au 29 juillet prochains.
“Premier réveil” est une comédie dramatique qui parle du premier réveil qui suit la première nuit d’amour de couples d’âges et de conditions sociales variés. Sept couples joués par les deux mêmes comédiens se réveillent devant les spectateurs dans des circonstances et pour des enjeux différents. L’idée de ce spectacle est née après la lecture de l’essai de Jean-Claude Kaufmann “Premier matin” qui explore cette étape primordiale dans la naissance – ou non – d’un couple. Les deux acteurs ont élaboré ce spectacle sur la base d’improvisations.
Cette création est une production de la compagnie La Belle Idée, conventionnée par la D.R.A.C. Ile-de-France et subventionnée par le Conseil Général de Seine-et-Marne.
“Premier réveil” d’Alain Paris. Avec Véronic Joly et Richard Perret. Mise en scène de Alain Paris. Lumières : Orazio Trotta. Régie : Yves Roux, Virginie Galas. Au théâtre du Petit Louvre La Chapelle.3, rue Félix-Gras. 84 000 Avignon. Tous les jours du 8 au 31 juillet 2009. Réservations : 04 90 86 04 24. Prix des places : 15 € en plein tarif, 10 € avec la carte off.
Contraction du marché de l’art contemporain
Vente d’art contemporain chez Sotheby’s, le 25 juin 2009 à Londres
Cette vacation en soirée a rapporté l’équivalent de 30 €millions, avec 40 lots présentés contre 75 pour la vente équivalente du 1er juillet 2008. À l’époque, une toile de Francis Bacon qui avait été ravalée, un Figure Turning estimé autour de 15 €millions, annonçait les ventes catastrophiques de l’automne suivant (outre le succès de la vacation consacrée à Damien Hirst en septembre 2008, un “miracle” intervenu alors que les créations de l’artiste se vendaient déjà plus difficilement depuis quelques temps ; The Art Newspaper avait révélé après l’évènement que des marchands de l’artiste auraient acheté certaines œuvres de cette vente-fleuve). La vente londonnienne de juillet 2008* avait généré quatre fois plus d’argent que celle de vendredi dernier pour un nombre d’invendus équivalent.
Si, pour cette vente du 25 juin, un prix important a été enregistré pour une valeur sûre comme Alexander Calder (avec un mobile intitulé À cinq morceaux de bois ayant allègrement dépassé son estimation haute pour se vendre 3,08 €millions) et douze lots ont été payés au-dessus de leur estimation haute, pas moins de huit œuvres dont trois de Warhol sur quatre présentées ont été laissées sous leur estimation basse avec des rabais qui, s’ils n’ont rien de catastrophiques, n’en sont pas moins annonciateurs d’un marché encore amené à se contracter au second semestre avec des volumes toujours moins importants et des œuvres sélectionnées selon des estimations plus abordables.
De deux œuvres de Damien Hirst présentées dans cette vacation, un Homage to a Government, the Dwelling Place, dans la série des obsessions taxidermistes de l’artiste (ici, encore des papillons), a été payé €774.611 sur une estimation de €589.000/€942.834 et Beautiful Exploding Turquoise Nebula Painting (with Money), malgré un titre qui indique que l’œuvre est belle et les pièces de monnaie collées dessus, €277.184 avec les frais, soit très nettement sous son estimation de €294.500/€412.466 sans les frais (12%).
Les œuvres les plus importantes de la vente laissées sous leur estimation, compte tenu des frais calculés à l’acheteur sur l’enchère finale** sont, de Andy Warhol, un Mrs McCarthy et Mrs Brown payé 4,39 €millions sur une estimation de 4,12/5,30 €millions, un Hammer and Sickle payé 2,35 €millions sur une estimation de 2,35/3,53 €millions et un Diamond Dust Shoes estimé €706.800/€942.265 et finalement payé €747.719. De Warhol, seul un portrait du couturier Yves Saint-Laurent estimé €353.378/€471.285 a été payé selon son estimation (basse) à €397.352.
Geweih, Antlers, une huile sur toile de Gerhard Richter de 1967, estimée €589.228/€824.990 a été laissée sous son estimation basse à €567.194.
Parmi les lots dont le prix de vente final est monté largement au-dessus de l’estimation figurent un mobile d’Alexander Calder, À cinq morceaux de bois, payé 3,08 €millions sur une estimation de 1,41 €million/2,12 €millions et une Nature morte à la carafe de Nicolas de Staël estimée €589.000/€824.985 et finalement payée 1,02 €million (un des prix les plus importants pour l’artiste dans une vente publique). Une gouache de Jean Dubuffet, Paris-Plaisir III, a été payée €383.40 quand elle était estimée €212.120/€294.744 et un Portrait par Louise Bourgeois, œuvre en tissu sous vitrine, a doublé son estimation haute avec un prix final payé de €468.442.
Pierrick Moritz
* Et pour la vente équivalente de 2007, chez Sotheby’s à Londres, le chiffre d’affaires avait été de 107 €millions (au cours du change de l’époque) pour 73 lots présentés dont 7 invendus.
** Les estimations sont données sans les frais à la charge de l’acheteur qui constituent la commission prélevée par la maison de ventes (une autre est encore prélevée sur le prix payé pour l’œuvre auprès de l’acheteur). Les résultats incluent ces frais à la charge de l’acheteur. Ces frais sont ici de 20 % pour les œuvres dont l’enchère finale est comprise entre £25.000 et £500.000 et de 12 % quand l’enchère finale dépasse £500.000.
Génie Jackson
Disparition de Michael Jackson : la peur du vide
Si autant de personnes à travers le monde n’arrivent pas à croire la disparition de Michael Jackson, c’est probablement parce que, pour une fois, l’attribut d’artiste inscrit dans la mémoire collective, peut être utilisé à bon escient.
Avec la mort de Michael Jackson, c’est un vide culturel abyssal qui se crée. Au-delà du génie de ses propres créations, c’est tout ce que l’artiste a influencé qui semble s’évanouir avec lui : musique pop, danse, mode,…
Alors on réalise l’importance du phénomène dans la culture populaire mondiale de ces trente-cinq dernières années.
Londres, peau de chagrin ou du redimensionnement du marché de l’art
Vente d’art moderne et impressionniste à Londres des 23 et 24 juin
Le nombre de lots et les chiffres d’affaires en diminution sensible des ventes d’art impressionniste et moderne en soirée (les plus prestigieuses) organisées chez Christie’s et Sotheby’s hier et aujourd’hui à Londres témoignent de l’ampleur de l’impact de la récession économique sur un marché de l’art entré de fait dans une reconfiguration.
Sotheby’s, aujourd’hui, et Christie’s, hier, ont à nouveau joué la prudence pour leurs ventes londoniennes d’art moderne et impressionniste en soirée en diminuant très sensiblement le nombre de lots par rapport à celui des vacations de juin 2008 dans cette spécialité et sur la même place.
À l’époque, Christie’s présentait 80 lots contre 45 dans sa vacation d’hier soir et Sotheby’s 56 contre 27 dans celle de ce soir. L’offre de la première, hier, semble encore trop importante puisque 14 lots n’ont pas trouvé preneur au cours d’une vacation qui a produit 43,33 €millions tandis qu’aujourd’hui Sotheby’s n’affiche que 4 invendus pour un chiffre d’affaires de 33,53 €millions.
Même si les vacations londoniennes de ce mois de juin enregistrent des résultats brillants pour des œuvres de Pablo Picasso, Claude Monet et Alberto Giacometti, les chiffres d’affaires des prestigieuses ventes en soirée à Londres pour cette spécialité n’ont plus rien à voir avec ceux de juin 2008.
Selon le cours du change de l’époque, la vente londonienne d’art impressionniste et moderne de Christie’s en juin 2008 avait rapporté 182,37 €millions dont 51,65 €millions revenant à des Nymphéas de Claude Monet. 18 lots n’avaient pas trouvé preneur. Pour cette maison de ventes, le chiffre d’affaires d’hier soir est encore en baisse par rapport à celui de la vacation londonienne du soir dans la même spécialité du 4 février dernier qui avait généré l’équivalent de 74,62 €millions
Chez Sotheby’s, toujours pour l’art impressionniste et moderne vendu à Londres, la vacation du 25 juin 2008 avait rapporté 120,45 €millions au cours de conversion d’aujourd’hui. Celle du 3 février 2009, avec 30 lots présentés, 38,36 €millions.
Hier et aujourd’hui, les deux maisons de ventes présentaient chacune comme œuvre-phare de leur vacation un Homme à l’épée de Pablo Picasso réalisé en 1969. Les deux œuvres ont fait partie de la célèbre exposition Pablo Picasso 1969-1970 présentée en 1970 au Palais des Papes d’Avignon. Finalement, c’est Sotheby’s qui remporte la palme de l’œuvre la plus chère de ces deux soirées avec son Homme à l’épée, peint à l’huile sur panneau et qui, estimé 7/9,4 €millions, a été payé 8,16 €millions. Chez Christie’s, l’autre Homme à l’épée estimé 5,84/8,18 €millions a été payé 6,72 €millions.
Du même artiste, un Nu assis et joueur de flûte de 1967 estimé 3,5/4,6 €millions a produit 3,98 €millions chez Christie’s et, chez Sotheby’s, un Nu debout peint à l’huile sur toile en 1968 et qui était estimé 3,5/4,7 €millions a été payé 5,06 €millions.
Chez Christie’s, Claude Monet a obtenu l’adjudication la plus élevée de la vente avec Au Parc Monceau, une huile sur toile de 1878 estimée 4,08 /5,25 €millions et payée 7,37 $millions. Soit encore une jolie plus-value pour le vendeur, une fois les frais à sa charge et à celle de l’acheteur déduits, qui l’avait payée l’équivalent de 4,36 €millions d’aujourd’hui en juin 2001 chez Sotheby’s à Londres (la toile était alors estimée pour l’équivalent de 1,16 à 2,33 €millions d’aujourd’hui). Chez Sotheby’s, une autre huile sur toile de Monet, Route de Giverny en hiver, peinte en 1885 estimée 3,5/4,7 €millions a été payée 4,53 €millions.
Les trois sculptures d’Alberto Giacometti que proposait le catalogue de Sotheby’s se sont vendues. Buste de Diego (Aménophis), réalisé en 1954, cet exemplaire fondu en bronze en 1955, d’une édition de huit, numéroté 2/6, estimé 2,35/3,5 €millions a été payé 4 €millions ; Buste d’Annette VII, réalisé en 1957 et fondu en bronze 1963, exemplaire 1 d’une édition de deux a été payé 1,49 €million sur une estimation de 1,41/2,11 €millions et Diego (tête au col roulé), plâtre peint, exemplaire unique réalisé vers 1951-1954, estimé 1,17 €million/1,76 €millions a été payé 3,21 €millions.
Déjà de retour dans une vente publique, chez Christie’s en l’occurrence, une huile sur panneau de Alexej von Jawlensky Hélène, peinte en 1911, a été payée 2,01 €million, soit à peine mieux que lors de sa dernière vente chez le même intermédiaire à Londres en février 2008 ou elle avait été payée pour l’équivalent de 1,84 £million de l’époque. En enlevant tous les frais, le vendeur ne gagne rien, voire perd un petit peu d’argent, mais l’opération reste toutefois nettement plus sûre qu’un placement chez Madoff.
Une superbe toile de Franz Marc représentant des chevaux et peinte à l’automne 1910, estimée 3,5/4,67 €millions a été payée 4,35 €millions chez Christie’s. Là, l’acheteur a probablement réalisé une bonne affaire.
Bonnes nouvelles de Joan Miró dont le prix payé chez Christie’s pour une peinture de 1949 représentant une femme se poudrant et qui était estimée 2,57/3,27 €millions, est de 4,62 €millions. Chez Sotheby’s, une huile sur toile de l’artiste intitulée Personnages devant l’oiseau-fusée qui s’enfuit, réalisée en 1974, a été vendue 1,13 €million sur une estimation de 471.480 €/707.221 €.
Chez Christie’s, les invendus les plus importants de sa vacation sont une toile de Henri Matisse Le Pot de pivoines, peinte à Nice en 1920 et qui était estimée 2,68/3,27 €millions, une toile de Camille Pissarro de 1903 représentant le Quai malaquais à Paris (estimée 1,05/1,75 €million) et une autre de Raoul Dufy datée de 1906, sur le thème d’une plage du Havre (estimée 818.400 € /1,16 €million). Chez Sotheby’s, Au cirque, dans les coulisses, une huile sur toile de Henri de Toulouse-Lautrec peinte vers 1888 et estimée 2,35/3,5 €millions n’a pas trouvé preneur.
Pierrick Moritz
Saint-Exupéry : 312.750 euros pour le chapitre central de “Terre des hommes”
Le manuscrit autographe “Au centre du désert”, chapitre central de Terres des hommes d’Antoine de Saint-Exupéry, composé de 57 feuillets (dont 4 vierges) écrits et corrigés par l’auteur en janvier 1936, a été vendu 312.750 euros avec les frais par Sotheby’s aujourd’hui à Paris. Ce texte original, qui était estimé entre 200.000 et 300.000 euros sans les frais, est plus complet que ce qui en a été publié.
Pierrick Moritz